Paracas sur mer- islas ballestas

De retour de la Cordillère des Andes, j’ai mérité un peu de soleil et de chaleur. Après de longues hésitations entre aller à Pisco faire le tour des vignobles de l’alcool éponyme (seule…?) et aller sur l’océan, mon cœur de bretonne choisit ce dernier (ce qui ne signifie pas que je ne vais pas boire de Pisco cela dit).

Direction le sud cette fois depuis Lima sur la Panamerica Sur, cette autoroute qui longe le pacifique jusqu’à la Patagonie, toujours dans le bus VIP. Certains diront que je suis une backpackeuse en carton, je leur répondrai qu’ils n’ont qu’à aller prendre la ligne 13 tous les matins de St Lazare a Clichy pendant 3 ans, même l’été. Ça change à jamais la vision des transports.

Je vous raconte donc mon aventure à Paracas en deux parties : les îles Ballestas ici, et la réserve naturelle dans un autre article.

Le village de Paracas, où j’arrive après une journée dans le car VIP à longer l’ocean, c’est un mix entre le village principal de Koh PhiPhi en Thaïlande et un village de bord de mer au Maroc. Je choisis le côté Maroc, avec une terrasse face au coucher de soleil où un mec prépare en direct le poulpe frais / des poissons inconnus / des coquilles St Jacques sur le BBQ. Finalement, comme à chaque fois que j’aime assez un endroit, c’est là qu’on me trouvera tous les soirs. Enfin deux soirs.

Le Pisco Sour est aussi excellent, on est seulement à quelques heures de la ville de Pisco…

Le lendemain départ très tôt pour le port : la visite des îles ballestas ne s’effectue qu’en excursion, et on reste dans le bateau. Bien au chaud vous pensez ? Grosse erreur. C’est plutôt une grosse barque avec un moteur, non couverte, offerte à tous les vents et toutes les vagues. D’ailleurs friendly reminder à nos amis malades en bateaux : n’ hésitez jamais à prendre vos médicaments d’accord ? Merci.

Alors inutile de vous le cacher il ne fait pas grand beau. Loin de là. Mais ça donne à la promenade une atmosphère mystérieuse un peu spéciale. Et froide.

La visite commence par la côte et le Candélabre tracé dans le sable et la roche il y a des centaines et centaines d’années pour demander la protection des dieux. On suit ensuite les lignes de chasse des oiseaux matinaux pour arriver sur l’archipel protégé des Ballestas (ah elle serait heureuse la Camillou ici pour pêcher). Le lieu est interdit à la pêche moderne et il est interdit de poser le pied à terre.

Les îles ballestas c’est un peu la réponse du Pérou au succès des îles Galápagos de l’Equateur, en beaucoup plus petit et moins impressionnant. Mais ca reste assez extraordinaire puisque les îles abritent des millions d’oiseaux, une centaine d’espèces différentes, des lions de mer et des petits pingouins.

Vous les voyez les petits pingouins ?

Tous ces oiseaux qui nous passent au dessus et autour ça me colle un peu l’angoisse cela dit. Déjà parce que ça me rappelle la scène dans le film des Oiseaux. Là sur notre barque, s’ils attaquent, on ne fera pas les malins longtemps, et que je n’ai jamais rêvé de nager avec des lions de mer. Ensuite parce que, franchement, qui ne s’est pas déjà pris une fiente sur la tête alors qu’il n’ y a qu’un oiseau dans le ciel ? Là ils sont des millions, même en probabilité on appelle ça une certitude.

C’est magnifique toute cette faune en ébullition, et ça devient encore plus fou quand on arrive devant les lions de mers.

Mais tout à coup, à l’approche de ce rocher je suis assaillie d’un doute. Nous sommes en plein cœur d’une réserve naturelle protégée. Et pourtant nous sommes 30 touristes par bateau, il y a au moins 8 bateaux autour de nous et chaque pilote lutte pour aller au plus proche des animaux, chaque guide crie plus fort dans son micro « regardez ici une femelle enceinte, vous la voyez ? » Je suis prise d’un doute parce que vu la réaction des animaux, tout laisse penser qu’on n’est pas en mission d’observation discrète. A ce stade on est comme un paparazzi devant l’école primaire d’un star hollywoodienne et il y a peu de chance pour qu’elle nous décroche son plus beau sourire…

Dans un excès d’empathie pour les lions de mer, ce qui pourtant ne me ressemble pas, je demande à la guide si on peut réduire le volume du micro, s’éloigner de quelques mètres, laisser les animaux plus en paix. La réponse : hors de question, les touristes sont là pour ça et d’ailleurs les animaux adorent. Ay….

On continue le tour, et c’est magnifique, c’est intéressant mais le charme est un peu brisé pour moi. Je suis étonnée que dans une réserve naturelle protégée on ne soit pas plus attentif au respect de l’espace des animaux.


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